N°51 | mai 2009

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Radio Monaco : des journaux à destination des marins

Depuis le lundi 4 mai, Radio Monaco diffuse des journaux d’actualité à destination des marins sur toutes les mers du globe. À 9h00 et 13h00, du lundi au vendredi, les journaux de Radio Monaco sont relayés sur les fréquences VHF et HF de Monaco Radio, la radio maritime qui émet de la Principauté de Monaco depuis 1967. Radio Monaco- 95.4FM 7, rue du Gabian 98000 Monaco.



Belles audiences pour le 19/20 Méditerranée

La première semaine d’avril, le 19/20 Méditerranée a réalisé 26,1 % de part d’audience, soit 360 000 téléspectateurs* et 6,8 points au-dessus de la moyenne nationale. Les éditions locales ont, elles, enregistré leur meilleure audience depuis le début de l’année avec 22,9 % de part d’audience sur la semaine 15 (contre 14,9 % en moyenne nationale) pour 290 000 téléspectateurs. Le samedi recueille en moyenne 23,4 % de part d’audience, avec une pointe à 32,5 % le 4 avril. *Audiences du lundi au vendredi.



Nicolas Sarkozy, les militants UMP et la presse

À l’issue de sa visite à Nice le 21 avril sur le thème de la sécurité, Nicolas Sarkozy, hors agenda officiel, a rencontré un millier de militants UMP réunis au Palais des Expositions. La presse n’a pas été invitée officiellement. Cependant, certains confrères étaient bien dans la salle et, le lendemain, des photos en DR ont circulé dans les salles de rédaction. On peut s’étonner de cette gestion de la presse à géométrie variable de la part de l’UMP.



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Elections à la commission de la carte : vite, votez !

La commission de la carte professionnelle des journalistes élit ses représentants. La clôture du vote est le 19 mai : il est donc urgent de se diriger vers les urnes électroniques*. Deux candidats ont répondu à nos questions sur le rôle des élus et sur l’actualité des journalistes pigistes.


Tous les journalistes professionnels sont invités à élire leurs pairs à la Commission paritaire qui siège et étudie les dossiers de demandes de carte. « Il est important de voter sans tarder pour montrer à l’Etat et à nos employeurs notre attachement à cette instance et notre confiance dans les candidats présentés par les organisations syndicales représentatives, indique Martine Rossard, du pôle pigistes SNJ. Ne pas atteindre le quorum au premier tour serait interprété comme un signe de faiblesse par les fédérations patronales de presse écrite et par les employeurs de l’audiovisuel public qui veulent remettre en cause la Convention collective des journalistes. Or, au début du mois de mai, seuls 5 800 journalistes avaient voté ». Le quorum est fixé à 18 800 votants (sur les 37 000 journalistes électeurs)…
Créée par la loi du 29 mars 1935, la Commission a pour objet de délivrer la carte d'identité de journaliste professionnel aux postulants qui remplissent les conditions fixées par cette même loi (notamment dans son article L 761-2). Paritaire, elle est composée de huit représentants des employeurs (six au titre de la presse écrite, un au titre des agences de presse, et un au titre des entreprises de communication audiovisuelle du secteur public) et de huit représentants des journalistes professionnels. Ces seize membres titulaires ont chacun un suppléant, celui du représentant des entreprises de communication
audiovisuelle étant obligatoirement un représentant de l’audiovisuel du secteur privé dans le collège des employeurs. Pour les journalistes, le premier tour de scrutin est réservé aux organisations syndicales représentatives sur le plan national (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC et SNJ). La Commission comprend également 38 correspondants régionaux (19 correspondants titulaires et 19 suppléants pour chacune des deux catégories employeurs et journalistes).

« En règle générale nos avis sont très suivis »

Didier Chalumeau est journaliste à Nice-Matin, spécialisé dans les faits divers et les questions judiciaires. Il est aussi correspondant pour le Journal du Dimanche. En activité depuis 1984 - notamment pour l’AFP, RTL ou le Dauphiné Libéré - il est candidat pour la première fois au poste de correspondant régional pour le Syndicat National des Journalistes (SNJ), dont il est membre depuis vingt ans. « En presse quotidienne nous disposons d’un bon réseau relationnel qui nous permet de savoir si quelqu’un exerce vraiment la profession de journaliste. Nous servons de filtre en cas de dossiers délicats surtout pour des premières demandes, mais nous n’attribuons pas la carte : c’est la Commission qui prend la décision finale. En règle générale nos avis sont très suivis. Il ne s’agit pas d’exclure des gens mais de se mettre en conformité avec les critères d’attribution. Il y a des contraintes : il faut les accepter. La carte est un gage de professionnalisme et de qualité. »
Du côté de la CFE-CGC, Quentin Dickinson, Directeur du bureau de Radio France et RFI à Bruxelles et candidat à la Commission Supérieure de la CCIJP, a répondu à nos questions concernant les journalistes pigistes. « Sur la question du droit à la formation, dont l’accord a été signé en janvier dernier, si nous constatons des délais de mise en œuvre trop longs, nous remettrons la pression. Au rythme actuel des évolutions technologiques, la formation est une question de survie. » Au sujet du statut de cadre refusé aux pigistes, cela ne le "chiffonne" pas vraiment dans la mesure où ils exercent rarement des fonctions d’encadrement et où ils ne cotisent pas à l’Agirc. En revanche, il se montre plus critique sur le fait que de jeunes journalistes en poste dans une rédaction depuis six mois puissent d’emblée bénéficier de ce statut.

*sur le site www.ccijp.net

Faustine Sappa et Claudine Francini



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Maroc : La presse va mal

La presse Marocaine est face à une réelle crise d’identité. Nous sommes à la fin d’une période où beaucoup de tabous ont été transgressés au point de devenir galvaudés : le roi, l’homosexualité, la religion…


Actuellement, le danger qui est en train de se faufiler parmi nous s’appelle "le Maroc qui marche". Le consensus national qui s’est formé autour de ce projet a produit des cellules malignes qui rognent toute résistance à son égard. Ce projet est devenu un monstre stalinien qui impose son diktat à travers les managers qui le portent.
Ainsi, les journaux qui osent critiquer "ce Maroc qui marche" sont perçus d’un mauvais œil. Toute affaire concernant les managers qui le portent est aussitôt sanctionnée. Les articles d’investigation sur Mounir Majidi, secrétaire particulier du Roi, Fouad Ali El Himma, l’ami du Roi, et Hassan Bouhemou, le gérant des affaires royales, ont souvent été suivis d’embargo publicitaire, parfois même de procès en justice. Les poursuites en justice se font naturellement d’une façon déguisée, à travers d’autres relais dans le monde politico-économique, pour empêcher tout lien direct avec les hommes du Pouvoir.
Beaucoup de journaux vivent dans la précarité à cause des sommes faramineuses demandées par les plaignants. Primarios, une entreprise de mobilier rattachée au Roi, demande 5 millions de dirhams (environ 500 000 euros) au mensuel Economie & Entreprises qu’elle a poursuivi pour diffamation. Le journal arabophone Al Massae a été condamné à verser 6 millions de dirhams (545 000 euros) de dommages et intérêts à 4 procureurs du Roi qui l'ont poursuivi en diffamation.
En plus de cela, la presse subit un boycott groupé et souvent imprévisible des grands annonceurs qui se décide dans les coulisses. Or, elle ne vit que grâce à la publicité. Les ventes sont médiocres. A peine 1 % de la population lit les journaux au Maroc.
Ce climat malsain est entretenu par certains journalistes et patrons de presse qui sont devenus les avocats de certains clans du Pouvoir et se permettent de vilipender, voire d’insulter, les journaux qui critiquent leurs maîtres.
Résultat : au Maroc, nous entrons dans une époque pernicieuse de "béniouiouisme", qui va inéluctablement effacer tous les acquis en matière de liberté d’expression que nous avons pu obtenir grâce à la presse.

Nadia Lamlili, correspondante du CPM 06 au Maroc.



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DCF 06 : promouvoir la fonction commerciale

Crise ou pas, l’association des Dirigeants commerciaux de France Nice Côte d’Azur maintient le cap. Son but : servir de plateforme d’échanges et de partenariats aux responsables de sociétés et leur permettre de voir au-delà du besoin immédiat de leurs clients.


« Notre but est de promouvoir la fonction commerciale, car si une entreprise ne vend pas, elle n’existe pas », lance Aurélie Melo, vice-présidente des Dirigeants commerciaux de France Nice Côte d’Azur (DCF 06). Cette association nationale compte plus de 3 000 membres, dont une soixantaine se trouvent dans les Alpes-Maritimes. Parmi eux, des dirigeants de banques ou de groupes d’assurances mais aussi beaucoup de patrons de PME-PMI qui représentent 95 % des structures dans le département. « Nous nous adressons aux PDG, aux responsables commerciaux et aux dirigeants de PME-PMI, directement en charge de leur stratégie commerciale. » Les actions menées par DCF 06 incluent des soirées festives et des visites d’entreprises où clients et fournisseurs potentiels se rencontrent dans une ambiance informelle privilégiée. Ces visites offrent aussi l’opportunité aux responsables d’impulser une image positive de leur structure.


S’inscrire dans la durée


« Dans le courant du mois de mai, nous consacrons une soirée à la nouvelle loi sur les contrats commerciaux. L’occasion pour nos membres de rencontrer des experts de la question, juristes ou avocats, d’autant que certains n’ont pas les moyens financiers de faire appel à eux. » Aurélie Melo, qui succèdera à Christian Fournier au poste de Président de DCF 06 dès janvier 2010, souhaite renforcer les liens entre les entreprises et les institutionnels et s’orienter vers la recherche de solutions concrètes aux problématiques commerciales.
« Il nous faut aussi trouver les ressources nécessaires pour permettre aux entreprises de se développer et de durer en donnant la possibilité aux responsables de prendre du recul sur leur fonction. »
DCF 06 – 20 Bd. Carabacel c/o CCI Nice Côte d’Azur 06000 Nice www.dcf06.org

Claudine Francini



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